Un clin d'œil au maître de la lumière. Il reste un guide dans ses intentions de rechercher la première étoile dans un espace qu'il définit lui-même : "l'OUTRENOIR". L'autre espace du noir et ces quelques mots de Christian Bobin extrait de L'homme joie 2012. : "Il faut que le noir s'accentue pour que la première étoile apparaisse."


Dernière mise à jour : 21 oct.


À TRAVERS L’EXPOSITION COLLECTIVE “LES FENÊTRES” j’expose mes “ombres noires” à la demande de Laurence Bastin responsable du Cafegem à Reims. Quatorze œuvres réalisées de 2019 à nos jours dans la même veine et également inscrites dans un livre d’art : L’envol de l’âme réalisé avec Roland Lagoutte (poète).


Je vous laisse, maintenant entrer en communion avec ma démarche…


En 1899, le peintre Auguste Renoir a dit à Julie Manet dont l’oncle Edouard Manet faisait parfois des lavis à l’encre de Chine, “Il n’y a que du Noir et du Blanc dans la peinture. On doit donner au Blanc son intensité par la valeur de ce qui l’entoure et pas en y mettant du Blanc. Dans les œuvres d’un grand peintre, comme les Blancs sont beaux et simples parce qu’il sait leur réserver une place”. Chez Dabancourt, cette place essentielle crée toute la puissance de son travail à l’encre de Chine et la magie du talent opère ! Tous, nous vivons l’émotion mais l’artiste sent davantage. Il a un pouvoir réceptif différent qui s’incarne dans sa force créative. Plus le sentiment est riche, plus l’inspiration est nourrie. Dabancourt travaille affectivement ses tableaux. Il a besoin d’aimer ce qu’il a laissé maturer une nuit, des jours ou des mois.


”Ça marche ou ça ne marche pas, dit-il, je dois vibrer moi-même de la révélation de mes encres, de mon trait, de la lumière qui surgit au coeur du Noir”.Et ça ne marche pas toujours...

Créer, c’est aussi renoncer par la grâce de son propre sens critique qui ne fait pas de cadeau à l’ego du créateur. On reconnaît le véritable artiste à son sens du sacrifice.


Il doit pouvoir renoncer à un tableau qui ne vit pas. Le secret de la belle œuvre est dans cette exigence non-négociable du peintre avec lui-même, comme l’écrivain qui déchire ses pages imparfaites. Le travail à l’encre de Chine ne tolère pas la médiocrité. La lumière du Noir doit, paradoxalement, anticiper la virginale blancheur d’un papier sans concession duquel surgit une émotion libérée par le contraste maîtrisé de deux couleurs qui se marient pour le meilleur sans le pire.


Avec Dabancourt, le Noir et le Blanc s’entendent si bien que leur fidélité réciproque est une éternité assurée qui dépassera l’existence du peintre, lui, le délicat sentimental attaché à cette encre de Chine comme l’eau à la rivière.


Avec éric Dabancourt, le Noir et le Blanc deviennent une couleur, la couleur d’une âme bouleversée qui exprime sa sensibilité au monde avec cœur et poésie.


Anne Deschamps

philosophe, un grain de philo contre la folie du monde !



Encore merci à Laurence Bastin pour m’avoir inscrit dans le projet “fenêtre” de Raymond Sarti.



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Dernière mise à jour : 14 oct.

Ouverture depuis 2013, la galerie soutient une sélection pluridisciplinaire d’artistes asiatiques, orientales et européennes. Je suis très heureux de faire partie du catalogue de la galerie. J'ai décidé d'exposer une partie de ma série "l'âge de la pierre" parce que mon approche est minérale et singulière, près d'une réflexion sur soi-même. J’aime observer cette matière rugueuse et réaliser à la mine graphite mes dessins. La poudre noire caresse le papier afin d'interpeller mes interrogations, et l’encre trace mes émotions. Je me sens en communion avec l’homme de Tautavel…